Ville de patrimoine


Montbéliard, Ville d’art et d’histoire, ouvre un chapitre original de l’histoire de nos cités. Son histoire, ses maisons, son caractère sont imprégnés d’un esprit unique. 

Enclave historique protestante, Montbéliard recèle des trésors architecturaux, empreintes de l’influence des souverains allemands ayant régné sur la ville durant quatre siècles. Les Princes de Wurtemberg et Heinrich Schickhardt, fameux architecte (1553-1635), l’ont façonnée, bâtie et il n’est pas rare de débusquer quelques trésors patrimoniaux au hasard de pérégrinations touristiques : vieilles pierres, ruelles, hôtels particuliers, colombages, façades colorées, yorbes (escaliers à vis) font tout le charme du centre-ville. Le château des ducs de Wurtemberg, dont la silhouette emblématique domine la ville, le Temple Saint-Martin (1er temple luthérien de France), la place des Halles, et la rue de Belfort donnent ainsi à la Cité des Princes une identité originale et offrent un dépaysement surprenant au cœur de la Franche-Comté. Ouverte aux influences, Montbéliard a fait son terreau d’idées nouvelles, sociales, philosophiques et scientifiques pour devenir une terre d’inventeurs et de savants avec Cuvier (une galerie lui est dédiée au musée du Château), Oehmichen, Thom, l’Epée, Japy, et bien sûr Peugeot. Cette ville d’Art et d’Histoire, aux ruelles pittoresques, se découvre à pied grâce à un centre-ville presque intégralement piétonnier.


Savoir-faire et tradition : l’envie de partager et de faire revivre l’histoire montbéliardaise

Le diairi (ou plus précisément la câle à diari) est la coiffe traditionnelle que portaient les protestantes nommées diaichottes. En satin ou velours et entièrement brodé de perles, ce bonnet dissimulait leur chignon (sens originel du mot diairi). Abandonnée dès le début du XXe siècle, il a été le dernier élément du costume porté dans les campagnes. Aujourd’hui, une cinquantaine de dames ou câlières perpétuent la tradition et participe à la promotion de ce patrimoine local.

En novembre 2018, la verquelure, le tissu traditionnel du pays de Montbéliard datant du XVIe siècle, fait son retour. Abandonnée au début du XXe, la fabrication de cette toile de chanvre, tissée main et décorée de carreaux traditionnellement rouges et bleus est reprise par un artisan du Pays de Montbéliard.

Gardienne du savoir-local, ambassadrice de la saucisse de Montbéliard, la Confrérie du Boitchu (du nom de l’impressionnant couperet utilisé jusqu’au siècle dernier pour hacher la viande) est créée en 1977. Depuis, les compagnons du Boitchu, tiennent régulièrement chapitre lors de manifestations locales ou extérieures pour promouvoir la spécialité montbéliardaise et procèdent à l’intronisation de grands dégustateurs.